Santé
La santé publique
La médecine anthroposophique est née au début du vingtième siècle. Les médecins ont demandé à Rudolf Steiner comment ils pouvaient acquérir une vue plus étendue sur l’homme et sur l’action des médicaments. Un maillon important dans ce développement a été le médecin néerlandais Ita Wegman. Elle érigea en 1921 tout près de Bâle le premier hôpital anthroposophique. Steiner se rendit presque quotidiennement à la nouvelle clinique, donna des indications de thérapies et tint en plus un grand nombre de cours pour les médecins intéressés par une nouvelle forme de l’art de guérir. Steiner a écrit un livre en collaboration avec Ita Wegman, intitulé «Données de base pour un élargissement de l’art de guérir».
Plus qu’uniquement le corps
Une caractéristique de la médecine classique est que celle-ci s’oriente principalement aux phénomènes physiques perceptibles. La médecine anthroposophique ne consiste pas en un remplacement de la médecine classique, mais en un approfondissement et élargissement de celle-ci, elle est donc une alternative additionnelle. Non seulement du fait qu’un approvisionnement de médicaments et de thérapies plus vaste peut être offert, mais surtout du fait que ce n’est plus uniquement le corps physique qui est envisagé dans le traitement. De plus en plus de personnes acquièrent la conviction que dans toute maladie de nombreux processus non physiques jouent un rôle.
Les centres de santé
En ce moment, il y a plus de cent médecins anthroposophiques pratiquant aux Pays-Bas et en Belgique. Un certain nombre d’entre eux travaillent le plus souvent dans un centre de santé anthroposophique, appelé fréquemment thérapeuticum. On y donne des soins aux nourrissons et aux enfants en bas âge ainsi qu’un certain nombre de thérapies telles que la physiothérapie, la thérapie artistique, l’eurythmie, l’art de la parole et de la conversation, l’art de s’extérioriser, etc. … A côté de cela des conférences et cours sont tenus dans différents centres sur des thèmes qui ont à faire avec la santé et la maladie.
Aspects des soins
On doit également citer : les soins aux personnes âgées, la psychiatrie, l’aide aux toxicomanes, les communautés thérapeutiques de vie et/ou de travail, les fermes travaillant en tant que centre de soins, la pédagogie curative et la thérapie sociale (soins respectivement pour enfants et/ou adultes avec un handicap intellectuel). Un grand nombre de paramédicaux anthroposophes travaillent, en plus du travail en institution, comme indépendants.
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Société Anthroposophique en Belgique asbl